Que j'arrive à commander un café chez Starbucks sans encombre.
Les quatre premiers jours, quoi que je fasse, les petites nanas à la caisse ne comprennent pas ce que je commande. C'est humiliant. Alors je répète, avec les gens derrière qui rigolent, je le sens.
Ensuite, elles comprennent. Première étape bouclée. Mais bien sûr, c'est à leur tour de me poser une question, ce serait trop simple ; et là c'est moi qui ne comprend plus. Sorry ? Ahhh, ok. No thank you. (je sais ! c'est "Regular milk?" la question. Comment un lait peut-il être irrégulier ? Je vous jure...)(Donc je vais dire oui à partir de maintenant).
Vient le moment de payer, relativement soft car c'est écrit sur la caisse ; risques limités, je suis à l'aise et reprends la main. Comment ? No, I haven't... (?)(Je ne sais pas ce qu'elle m'a demandé mais ma réponse a l'air de coller...)
Ensuite ça se complique. Chez Starbucks, on paie d'abord, et ensuite on refait la queue pour attendre son café derrière des gens. Mais là ce n'est plus une petite nana compatissante, c'est un Mexicain basané qui enfile les cafés comme des perles à la vitesse d'un Charlot des Temps modernes. Il pose le café en beuglant un truc qui est sans doute une description rapide de votre café. Comme je ne comprends rien, je me positionne à côté de la table et fais mine de saisir tous les cafés qu'il pose, me faisant bien entendu reprendre par chacun des clients qui, of course, ont bien compris que c'était LEUR café. Je m'excuse poliment à chaque fois, ça passe tranquillou. Mon café, c'est celui que personne ne me retire des mains.
Ensuite je prends une démarche à la John Wayne pour signifier que je suis complètement à l'aise dans cet environnement, bien qu'un petit express au comptoir en lisant le Parisien ne m'aurait pas déplu non plus.
Et bien ce matin, tout s'est passé dans l'ordre, sans répéter, sans mal comprendre ; à part le Mexicain avec qui, pour l'instant, je continue avec ma méthode par défaut.
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