Un titre comme un cliché. Le temps qui passe.
Gavé par les "spéciales 9-11" (prononcez nayeniléveune), abreuvé, à la limite de me déconnecter, de plonger dans un tunnel ouaté et de ressortir lundi.
Et puis au milieu des twin-Tweets, je clique sur celui de Gilles Klein, grand fournisseur de contenu, et tombe sur cet album des Twin Towers : photos des célèbres édifices, depuis leur création jusqu'à aujourd'hui. Et là, boom. Plongeon dans mes fantômes.
Même effet que quand je regarde une carte postale ancienne, avec ces gens qui fixent l'objectif, figés dans un sourire depuis longtemps éteint. Systématiquement, devant une carte postale ancienne ou de vieilles images d'archive, je me dis que tous ces gens sont morts. Je pense que je suis moi aussi le sourire figé d'une carte postale ancienne. Qu'à la fin de ce siècle, des petits fillots et des inconnus parcourront les étalages des brocantes et admireront nos poses ridicules en se moquant de nos habits. De générations en générations, on pose devant le petit oiseau et puis on disparait.
Parmi les 76 photos de ce diaporama, mon cerveau a retenu deux d'entre elles, comme s'entrechoquant dans un effet miroir. Dans la première ont voit des hommes poser les pilônes. Dans la deuxième, quarante ans plus tard, on voit ces mêmes pilônes broyés. Et hop.


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