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Guillaume GallienneHier, invités par Gaumont et Emery, nous étions une vingtaine de chanceux à assister à la projection de "Guillaume et les garçons, à table !". Je n'avais pas lu le bouquin, pas vu la pièce. J'aimais bien le travail de Guillaume Gallienne mais sans excès. Un registre trop technique, trop je ne sais quoi. Et puis le petit côté "on-ne-peut-pas-prononcer-son-nom-sans-coller "sociétaire de la Comédie Française" aurait même plutôt tendance à m'agacer ; on s'agace d'un rien ces derniers temps. Drôle mais froid, c'est ce que je pensais avant... Mais ça c'était avant.

Ce film, qui sort le 20 novembre, est une tuerie. Un objet déroutant dans sa forme, réjouissant dans le fond, ou l'inverse. Assister à une quête aussi simple que "qui suis-je et quel genre d'humain vais-je aimer ?", pendant une heure et demi, retenir ses pleurs par instants, et rire à en perdre son pantalon par d'autres, ce qui est difficile au cinéma. Le gars Guillaume Gallienne a réussi à mêler l'univers du théâtre, qu'il maîtrise, à celui du cinéma, qu'il découvre en tant que réalisateur, en mixant déguisements, fantasmes, douleurs anciennes, folles espérances, situations improbables, personnages sulfureux... et l'omniprésence de sa mère comme une voix (grave), un chemin à prendre ou à fuir.

Le parcours de ce personnage est le nôtre, à divers degrés, et chacune de ses peurs fait écho à nos propres questionnements. Il "s'existentialise", dirais-je si j'étais critique ciné mais je ne suis pas critique ciné. Il nous montre ce qu'est "se chosifier", devenir l'objet que tout le monde décrit au point de croire qu'on est cet objet. Le tout parsemé de séquences que je n'ose évoquer de peur de tomber dans l'adjectif à deux balles (d'anthologie, culte, exceptionnelles ?). Parfois des souvenirs des Bronzés en arrière-plan (un massage qui fait mal au dos, et un autre qui fait mal au cul), de la Cage aux Folles mais dans ses moments soft, du cinéma Italien et/ou espagnol (la mama, les frères, le père...). Je suis tombé amoureux de l'acteur, de l'auteur, du réalisateur, qui a osé livrer qui il est en grand écran, même si, j'en suis sûr, il en garde sous la pédale.

J'aurais bien mis 20, mais y'a ce petit truc qui n'embêtera que les spectateurs parents, certaines scènes, pas nombreuses, ne sont pas audibles avant 13 ans (sauf à passer deux jours pour expliquer ensuite), scènes cependant à mourir de rire...

Bravo Monsieur le sociétaire de la Comédie Française.

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19/20 à "Guillaume et les garçons, à table !", le film !
Tag(s) : #Film, #Garçon, #Gaumont, #Guillaume Gallienne, #Non classé, #Table
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