Je remplis une page blanche. Celle de mon avenir. Le monde des possibles et des contraintes, des décisions de vie. Chemin A ou chemin B ? Pourquoi faire ? Quels risques ? Je sens que je suis arrivé à un point de l'existence où l'on ne doit plus tricher avec qui l'on est. Il faut faire la différence entre les rêves et les ambitions, les atouts réels et les simples qualités, les amis et les relations, les envies et les illusions. Déceler ce qui ressort de l'ego et ce qui est vrai. Faire taire la petite voix qui parle dans la tête, tout le temps, tout le temps, et simplement écouter ses intuitions, son coeur, et les voix amies. Réaliser, s'il en était besoin, que nous sommes tous semblables à chercher le bonheur sans vraiment le trouver, prisonniers de nos pensées, plus fortes que nos actes. La disparition brutale de mon père n'a fait qu'amplifier ce mantra que je me répétais déjà si souvent : "tout se joue maintenant, ici, pas de temps à perdre, et rien à espérer des prêcheurs et des conseillers". MAIS Il FAUT prendre le temps, juste un peu, de se regarder et décider qui l'on veut être, pour soi et pour les autres. Mater sa fainéantise, arrêter de regretter sans cesse et affronter ses défauts. Je suis ainsi. Je peux peut-etre faire mieux. Jamais trop tard... Arrêter de se mentir, ou en tout cas, arrêter d'ecouter ses peurs, ses freins, et toutes les traces de cet héritage qui nous a construit avec ou sans nous... Pas clair ? Je sais.
Je sens que ca vient comme dirait l'autre... Je me prépare, pièce par pièce, à finir le puzzle de ma première enfance. Pas le temps ni l'envie de continuer le petit jeu avec des règles qui se décident en dehors de moi. Je veux avoir la fierté de faire non pas ce que j'aime, pas seulement, mais faire ce que je suis.
Y'a du boulot...
/image%2F0906990%2F20150409%2Fob_6ba0c4_vinvin-chapeau-rouge.jpg)