Deux heures dans la froideur glacée de la Place des Nations Unies, au coeur de San Francisco. Je ne sais combien nous étions, mais j'y étais. Free Tibet. Stop Genocide. And so on...
De l'artiste aux tempes grisonnantes ou de l'Archbichop éclairé, c'est ce dernier qui m'a le plus ému. Dans sa tenue mauve/rouge de haut gradé qui en a vu d'autres, le pourfendeur de l'apartheid, 77 ans, a reussi à nous faire rire et quasiment pleurer d'émotion en moins de deux minutes, racontant comment il parlait au Dalai Lama, le soir au coin du feu. "C'est un ecolier tout fou, dit-il, et l'autre jour je l'ai regardé en lui demandant qu'il se comporte en homme sacré non de Dieu..." Rires dans la gelade. Puis il a rappelé que l'Apertheid, un jour, a pris fin. Impossible alors de ne pas penser qu'il y a peut-être un coup à jouer... Faible. Tenu. A priori impossible... A cet instant chacun de nous, même moi, le resident en transit, semblions faire partie de l'histoire. Bien sûr, ne pas confondre émotion, liesse de la foule et realité. Mais quand ils ont allumé la contre-torche, celle du Tibet, j'ai soudain pensé que vivre l'action entrainait l'âme dans l'action. Devant ma télévision, j'aurais sans doute zappé au moment des chants Tibetains traditionnels. Là non. Se deplacer pour une cause compliquée et revenir avec des doutes plus profonds. Ils ne demandent pas grand chose les organisateurs, juste le boycott de la cérémonie d'ouverture par les grands dirigeants, avec en ligne de mire absolue, l'autonomie totale, pas relative, pas seulement religieuse. Totale.
Quand à Richard Gere, ouais. Beau gosse. Beau show. Ludique et utile. J'ai plein d'images mais mon iMovie vient de s'autodétruire par je ne sais quelle magie... Les mots, une fois de plus, remplaceront la video.
PS: Demain, ils appellent à mettre le bazar au passage de la torche, comme à Londres, comme à Paris... à suivre.
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